
Prix des maisons en 2026 : Royal LePage revoit sa prévision à la hausse, mais pas pour tout le monde
Royal LePage relève sa prévision de prix pour 2026, mais le portrait cache d'importants écarts régionaux — Québec en tête de peloton, pendant que Vancouver et Toronto reculent.
Une révision à la hausse, mais pas partout pareille
Royal LePage vient de relever ses prévisions pour 2026 : le prix agrégé national d'une maison devrait maintenant grimper de 2 % d'ici le quatrième trimestre 2026, pour atteindre 823 344 $, comparativement à la hausse de 1 % anticipée précédemment. C'est le genre de révision qui, à première vue, ressemble à un simple ajustement statistique. En réalité, elle traduit un momentum du marché printanier qui s'est maintenu jusqu'en juin, plus fort que ce que l'agence immobilière avait projeté au départ.
Pour les Canadiens qui suivent la valeur de leur propriété ou qui magasinent une maison, ce genre de révision de prévision n'est pas juste un chiffre abstrait : il reflète une lecture actualisée de l'offre, de la demande et de la confiance des acheteurs sur le terrain, marché par marché.
Québec en tête, mais le portrait est loin d'être uniforme
Ce qui frappe dans cette prévision révisée, c'est à quel point la croissance des prix varie d'une région à l'autre. Québec devrait afficher la plus forte progression au pays, à 8 %. Le Grand Montréal et Winnipeg suivent, chacun avec une hausse projetée de 5 %. Halifax, Edmonton et Regina complètent le peloton de tête avec des gains attendus de 4 % chacune.
Pour un ménage établi dans l'une de ces régions, une telle trajectoire signifie généralement une progression plus rapide de la valeur nette immobilière que la moyenne nationale — un facteur qui pèse dans les décisions liées à l'accès à la propriété, mais aussi dans le calcul de ceux qui songent à vendre.
- Québec : +8 % - Grand Montréal : +5 % - Winnipeg : +5 % - Halifax : +4 % - Edmonton : +4 % - Regina : +4 %
Vancouver et Toronto : la tendance inverse
À l'opposé du spectre, Vancouver et la région de Toronto font bande à part. Royal LePage prévoit que les prix y reculeront de 3,5 % et de 2 % respectivement par rapport à la fin de 2025, et ce, même si l'élan du marché printanier s'est aussi fait sentir dans ces deux marchés jusqu'en juin.
Ce contraste illustre un phénomène important pour quiconque essaie de comprendre le marché immobilier canadien en ce moment : il n'existe plus vraiment de « marché national » homogène. Deux des marchés historiquement les plus chers et les plus scrutés du pays évoluent dans la direction opposée à la tendance nationale, pendant que des marchés secondaires comme Québec ou Winnipeg accélèrent. Pour les propriétaires de Vancouver et de Toronto, cette prévision suggère que la pression à la baisse observée récemment pourrait se poursuivre, même dans un contexte où le reste du pays reprend de la vigueur.
Ce que ça change concrètement
Une prévision agrégée nationale de 2 % masque donc des réalités locales très différentes, allant d'une croissance à un chiffre relativement robuste à Québec jusqu'à un recul dans les deux plus grands marchés du pays. C'est un rappel utile : les gros titres sur « le prix moyen d'une maison au Canada » disent peu de choses sur ce qui se passe réellement dans le quartier ou la ville d'un lecteur donné.
Il s'agit ici d'une lecture de tendances de marché à des fins d'information générale, et non d'un conseil personnalisé d'achat, de vente ou d'investissement. Quiconque envisage une transaction immobilière importante en 2026 a intérêt à examiner les données propres à son marché local plutôt que de se fier uniquement à la moyenne nationale — et, au besoin, à consulter un professionnel qualifié pour évaluer sa situation particulière.
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Sources
Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.