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Ventes en hausse, prix mous : ce que révèle vraiment le marché immobilier canadien

Les ventes résidentielles se redressent légèrement au pays, mais les prix continuent de reculer — un décalage que les derniers chiffres et prévisions de CREA aident à décoder.

Ce que disent les chiffres de juin

Les derniers chiffres de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI/CREA) dessinent un marché à deux vitesses. En juin, le prix de référence national — un indicateur qui lisse les variations d'un mois à l'autre mieux qu'une simple moyenne — s'établissait à 665 600 $, en baisse de 3,3 % par rapport à juin de l'année précédente. Dans le même temps, les ventes ont progressé de 0,5 %, un gain modeste mais réel.

Ce chiffre de ventes reste néanmoins environ 11 % sous la moyenne des dix dernières années, ce qui remet les choses en perspective : on parle d'une reprise partielle, pas d'un retour à la normale historique.

CREA révise ses attentes à la baisse

Le 15 juillet, CREA a revu sa prévision annuelle. L'association table désormais sur 463 336 transactions pour l'ensemble du pays, avec un prix moyen prévu de 686 710 $. Cette révision confirme la tendance observée mois après mois : un volume de transactions qui se redresse graduellement, mais des prix qui continuent de fléchir ou de stagner selon les marchés.

L'écart entre les deux tendances — plus de transactions, mais à des prix plus bas qu'il y a un an — est au cœur de ce que les acheteurs et les vendeurs constatent sur le terrain depuis plusieurs mois.

Pourquoi les ventes remontent sans faire remonter les prix

Deux dynamiques aident à expliquer ce découplage. D'une part, la croissance démographique a ralenti, ce qui réduit la pression sur la demande de logements dans plusieurs régions. D'autre part, l'offre disponible sur le marché joue un rôle : quand il y a plus de propriétés à vendre par rapport au nombre d'acheteurs actifs, les vendeurs ont moins de pouvoir de négociation, ce qui pèse sur les prix même quand les transactions se multiplient.

Concrètement, ça veut dire que plus de gens concluent des transactions — souvent parce que les conditions leur semblent plus intéressantes qu'avant — sans que cela suffise à faire remonter le prix de référence, qui demeure en baisse sur un an.

Ce que ça signifie, sans donner de conseil

Pour qui suit le marché avec un projet d'achat ou un renouvellement hypothécaire en tête, ces chiffres sont utiles à connaître, mais ils ne remplacent pas une évaluation de sa propre situation. Les tendances nationales de CREA — reprise des ventes, prix en recul, écart avec la moyenne décennale — masquent des réalités très différentes d'une région à l'autre, voire d'un quartier à l'autre.

Ce texte présente de l'information générale sur l'état du marché, pas un conseil financier individualisé. Toute décision d'achat, de vente ou de renouvellement hypothécaire mérite d'être évaluée à la lumière de sa propre situation, idéalement avec un professionnel qualifié.

  • Le prix de référence national a reculé de 3,3 % sur un an en juin, à 665 600 $.
  • Les ventes ont progressé de 0,5 % en juin, mais restent environ 11 % sous la moyenne des dix dernières années.
  • CREA prévoit désormais 463 336 ventes pour l'année, avec un prix moyen de 686 710 $.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.